30 octobre 2026

L'Association et ses commissions scolaires membres demandent au gouvernement de se concentrer sur les véritables enjeux en éducation.

Montréal, le 30 octobre 2026 — L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) condamne l’intention du gouvernement péquiste d’interdire les signes religieux aux élèves du primaire et demande au ministre de l’Éducation, Joël Arseneau, de renoncer à une mesure qu’il a qualifiée de « non négociable ».

« Les Québécoises et les Québécois ont cru le premier ministre sur parole lorsqu’il a promis de nous rassembler », a déclaré M. Ortona. « Après huit années de division, les familles espéraient un nouveau départ. Si ce gouvernement veut vraiment rassembler le Québec, il n’y a pas de meilleur endroit pour commencer que nos écoles, où chaque enfant est le bienvenu et a sa place. Pointer du doigt des enfants en raison de leur foi et restreindre leur accès à l’école produisent exactement l’effet inverse, » a déclaré le président Joe Ortona.

La loi québécoise garantit à chaque enfant le droit à l’éducation publique gratuite et oblige les enfants de 6 à 16 ans à fréquenter l’école. Le gouvernement ne peut pas obliger les enfants à fréquenter l’école, puis subordonner leur accès à l’école au respect de restrictions imposées par l’État. Dans l’arrêt Multani (2006), la Cour suprême du Canada a invalidé à l’unanimité l’interdiction, imposée par une commission scolaire de Montréal, du port du kirpan par un élève sikh, reconnaissant que l’école est précisément le lieu où les jeunes apprennent l’acceptation et le respect des minorités.

« Le premier devoir d’un gouvernement envers ses plus jeunes citoyens est de les protéger, et non de les pointer du doigt. Le Québec vaut mieux que cela, et notre société mérite mieux que cela. Notre personnel scolaire passe chaque journée à dire aux enfants qu’ils ont leur place, qu’ils sont capables et qu’ils sont appréciés pour ce qu’ils sont. L’État devrait renforcer ce message, et non le contredire, » a dit le président.

L’ACSAQ se joint à un nombre croissant de voix, dont celles de la Ligue des droits et libertés et de ses partenaires de coalition, de l’Association canadienne des libertés civiles et de diverses communautés religieuses. Elle demande au gouvernement de renoncer à cette mesure et de consulter les parents, le personnel enseignant et les commissions scolaires.

« Nous partageons le principe que le premier ministre a déjà défendu : l’État n’a pas à se mêler de la garde-robe des gens, à moins d’un préjudice réel », a-t-il ajouté. « Le couvre-chef d’un enfant de sept ans ne met personne en danger. Une école laïque n’est pas une école où les enfants doivent effacer une partie d’eux-mêmes. C’est une école où chaque enfant, quelle que soit sa religion, sa culture ou ses origines, reçoit une éducation de la même qualité et est traité avec la même dignité. »

L’Association presse le gouvernement de consacrer ses énergies là où les enfants en ont besoin. « Faites en sorte que chaque enfant ait une enseignante ou un enseignant qualifié. Donnez à chaque élève ayant des besoins particuliers le soutien auquel il a droit. Rénovez nos écoles vieillissantes. Prenez soin de la santé mentale de nos enfants. C’est ce travail qui définira l’héritage de ce gouvernement en éducation, et, dans ce travail, les commissions scolaires anglophones seront ses partenaires », a souligné M. Ortona.

L'ACSAQ entend collaborer avec ce gouvernement sur tous les dossiers en éducation, avant et pendant les États généraux.

« Laissez les parents être parents. Laissez le personnel scolaire enseigner. Et laissez les enfants apprendre. »

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L'ACSAQ est la voix de l’éducation publique anglophone au Québec, représentant environ 100 000 élèves dans plus de 300 écoles primaires et secondaires, ainsi que dans des centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle à travers la province.

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