L’Association présente les priorités nécessaires pour renforcer la réussite des élèves, l’équité et les parcours éducatifs
Montréal, le 10 septembre 2026 – L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) demande aux partis politiques de s’engager à tenir des États généraux sur l’éducation dès le début du prochain mandat et à adopter un plan durable plaçant la réussite des élèves, l’équité et l’accès à l’éducation au cœur de l’action gouvernementale.
Les écoles du Québec ont besoin de solutions concrètes: des milieux d’apprentissage sécuritaires et inclusifs, du personnel qualifié, un accès rapide aux services spécialisés, des installations modernes, des parcours éducatifs accessibles ainsi qu’un financement stable et prévisible. Ces priorités fondamentales doivent l’action gouvernementale et avoir préséance sur toutes nouvelles mesures restrictives en matière de langue, de gouvernance ou de laïcité.
« L’éducation va bien au-delà d’un enjeu électoral. Elle touche directement l’avenir de nos jeunes et celui du Québec », a déclaré Joe Ortona, président de l’ACSAQ. « Devant chaque proposition, nous devrions nous poser une question toute simple: permettra-t-elle à nos élèves de mieux apprendre, de s’épanouir et de saisir davantage de possibilités ? »
Les écoles sont de plus en plus appelées à répondre à des défis liés à la santé mentale, à la pauvreté, à l’instabilité familiale et à l’intégration sociale. Elles sont des partenaires essentiels, mais elles ne peuvent remplacer les services directs de santé et les services sociaux. Toute nouvelle responsabilité confiée au réseau scolaire doit donc répondre à un objectif éducatif clair et être accompagnée de ressources suffisantes et durables. Les élèves ayant des besoins particuliers doivent également pouvoir compter sur une évaluation précoce, un accès rapide à des professionnels qualifiés et un accompagnement continu à chaque étape de leur parcours scolaire.
Le vieillissement des bâtiments, la surpopulation des écoles, les retards de construction et les pénuries de personnel compromettent l’apprentissage, la sécurité, et l’accès rapide aux services. Le Québec doit investir de façon soutenue dans les infrastructures, le recrutement et la rétention, particulièrement dans les communautés rurales et régionales. Un financement stable, prévisible et pluriannuel, incluant l’ensemble des fonds fédéraux disponibles, est essentiel pour protéger les programmes et planifier efficacement les ressources. Au cours des dernières années, les commissions scolaires et les centres de services scolaire ont dû s’adapter à des règles annoncées tardivement ou modifiées en cours d’année.
Le réseau public anglophone demeure un partenaire engagé dans l’apprentissage du français, une responsabilité partagée par l’ensemble du système scolaire. Protéger ses centres de formation générale des adultes et de formation professionnelle, c’est préserver des parcours essentiels vers la diplomation, l’emploi et la participation à l’économie du Québec.
Les commissions scolaires anglophones élues localement demeurent les mieux placées pour répondre aux réalités linguistiques, culturelles et régionales de leurs communautés. Le respect du droit constitutionnellement de gérer et contrôler ses institutions garantit une gouvernance locale démocratique et responsable. Les exigences en matière de reddition de comptes doivent être proportionnées et axées sur les résultats afin que les directions d’école et de centres pour adultes puissant se concentrer sur leur priorité: les élèves et le personnel.
L’ACSAQ renouvelle son appel à la tenue d’États généraux sur l’éducation dès le début du prochain mandat, dans la continuité de ce qui a été identifié lors de sa conférence CARE de 2024. « Nous ne pouvons plus élaborer nos politiques éducatives au rythme des projets de loi, des budgets et des crises politiques », a déclaré M. Ortona. « Il est temps de s’asseoir ensemble, d’écouter les élèves, les familles et le personnel scolaire, et de bâtir une vision à long terme fondée sur leurs besoins et sur des données probantes. »
Des recherches récentes, notamment celles présentées au congrès de l’ACFAS de 2026, soulèvent des questions importantes sur les inégalités entre les trois voies du système québécois. Ce débat doit être au cœur des États généraux et inclure l’ensemble des partenaires en l’éducation: les élèves, les parents, le personnel de l’éducation, les commissaires scolaires élus, les partenaires autochtones, les associations, et les communautés de langue minoritaire. Leurs réalités et leurs droits constitutionnels doivent être pleinement reconnus et respectés tout au long du processus.
L’ACSAQ est la voix de l’éducation publique anglophone au Québec et représente environ 100 000 élèves fréquentant plus de 300 écoles primaires et secondaires, ainsi que des centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle partout dans la province.
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