Montréal, le 6 octobre 2026 — L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) félicite le Parti Québécois pour la formation d’un gouvernement minoritaire et sollicite une rencontre rapide avec le premier ministre et le nouveau ministre de l’Éducation. L’ACSAQ est prête à collaborer à l’élaboration d’un plan à long terme qui place au premier plan le bien-être, le développement affectif et la réussite scolaire des élèves.
Un gouvernement minoritaire comporte à la fois une responsabilité et une occasion de bâtir des consensus au-delà des lignes partisanes. L’ACSAQ invite le gouvernement et les partis d’opposition à faire preuve du même esprit de coopération en matière d’éducation, en travaillant avec les commissions scolaires, le personnel éducatif, les familles, les élèves et les communautés pour soutenir le bien-être et la réussite des élèves.
« Les familles accordent une immense confiance à leurs écoles, et nous prenons cette responsabilité très à cœur, » a déclaré le président de l’ACSAQ, Joe Ortona. Chaque élève mérite de sentir qu’il a sa place et de recevoir le soutien dont il a besoin pour réussir. Nous souhaitons travailler avec le nouveau gouvernement pour servir les élèves et les familles et contribuer à bâtir l’avenir du Québec. »
Les dix priorités de l’ACSAQ, transmises à tous les partis politiques pendant la campagne, constituent un point de départ : un financement prévisible, du personnel qualifié, des services spécialisés offerts en temps opportun, la rénovation des bâtiments vieillissants et des décisions respectant les besoins locaux, les droits constitutionnels et la gouvernance démocratique.
L’ACSAQ demande la tenue, dès le début du mandat, d’États généraux sur l’éducation convoqués par le gouvernement, donnant lieu à un examen indépendant, inclusif et fondé sur des données probantes. La consultation doit commencer dès l’étape de définition de la portée et des priorités. L’ACSAQ et les neuf commissions scolaires anglophones du Québec doivent contribuer à façonner le processus dès le départ. Les communautés des Premières Nations et inuites doivent avoir voix au chapitre dans sa définition, de manière à respecter leurs réalités et leurs droits distincts.
Cet examen doit déboucher sur un plan d’action collectif assorti de responsabilités claires, d’échéanciers et de résultats mesurables. Le soutien urgent aux élèves et aux écoles doit se poursuivre tout au long du processus.
Le réseau anglophone est prêt à contribuer au renforcement de l’apprentissage du français, tout en préservant l’accès à l’éducation des adultes et à la formation professionnelle en anglais. L’ACSAQ réclame également une consultation permanente, le respect du droit de la communauté de gérer et de contrôler ses établissements d’enseignement en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi que le retrait de la demande d’autorisation d’appel du gouvernement auprès de la Cour suprême du Canada concernant le jugement sur la Loi 40.
« Notre message au nouveau ministre de l’Éducation est simple : prenez le temps de comprendre notre réseau et les communautés que nous servons. Discutez avec nous, tirez parti de notre expérience et travaillez avec nous pour aider chaque élève à réussir, » a ajouté M. Ortona. L’ACSAQ est prête à contribuer à bâtir un avenir plus solide pour l’éducation publique grâce à un partenariat qui respecte les réalités distinctes de chaque commission scolaire ainsi que les droits constitutionnels de nos communautés. »
L’ACSAQ souhaite rencontrer, dans les plus brefs délais, le nouveau premier ministre, le ministre de l’Éducation ainsi que les représentants des autres ministères dont les responsabilités concernent les élèves et les familles. Ensemble, nous pouvons transformer des ambitions communes en occasions concrètes pour chaque élève et en un avenir plus prometteur pour le Québec.
L’ACSAQ est la voix de l’éducation publique de langue anglaise au Québec. Elle représente environ 100 000 élèves fréquentant plus de 300 écoles primaires et secondaires, ainsi que des centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle partout dans la province.
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